Althéa en régions : « La proximité est un levier stratégique de transformation »

Le développement régional d’Althéa s’inscrit dans une ambition claire : construire un cabinet capable d’accompagner les transformations des entreprises au plus près de leurs réalités économiques, humaines et territoriales. Présent à Lyon, Nantes et Bordeaux, Althéa renforce progressivement son ancrage dans les territoires, avec une conviction forte : la proximité client est un levier déterminant pour réussir les projets de transformation.

Pour David Bellaïche, Directeur général d’Althéa, les implantations régionales ne constituent pas un axe secondaire de développement. Elles sont un des piliers stratégiques de notre nouveau plan à 5 ans, Next Gen 2030.

Les régions occupent une place de plus en plus importante chez Althéa. Pourquoi ce développement régional est-il devenu un axe stratégique pour le cabinet ?

Le développement régional a toujours été un axe stratégique pour Althéa. Il fait partie de notre histoire et de notre vision de notre développement.

Nous avons très tôt fait le choix de nous rapprocher des territoires, avec nos implantations à Lyon et Nantes, puis plus récemment à Bordeaux. Ce choix répond à une réalité de marché : une part importante de notre activité est réalisée avec des entreprises du Middle Market (entre 200 M€ et 2 Md€ de CA), dont beaucoup sont fortement implantées en région.

Pour accompagner ces clients, il faut être proche d’eux. Proche de leurs dirigeants, de leurs équipes, de leurs enjeux économiques et de leur réalité opérationnelle.

La proximité permet aussi d’avoir une relation différente. Sur le Middle Market, nous accédons plus facilement aux directions générales, aux comités exécutifs, aux décideurs. Cela nous permet d’accompagner des transformations plus globales, au-delà d’un sujet strictement métier.

Dans le cadre de Next Gen 2030, les régions doivent prendre une place encore plus importante. Notre ambition est qu’elles représentent plus de 20 % du chiffre d’affaires d’Althéa à horizon 2030, avec un objectif de 12 millions d’euros. C’est un levier majeur de croissance, mais aussi un choix de modèle.

Cette ambition s’appuie également sur une structuration commerciale renforcée, avec la mise en place d’une direction commerciale Région pilotée par Nathan Cherpin. Elle vient compléter notre stratégie de développement en apportant davantage de coordination, de lisibilité et de puissance commerciale à nos implantations régionales. L’objectif est clair : mieux identifier les opportunités, renforcer les synergies entre les territoires et accompagner la montée en puissance des équipes dans la durée.

La proximité fait partie de l’ADN d’Althéa. Comment cela se traduit-il aujourd’hui dans les régions ?

La proximité, ce n’est pas seulement une présence géographique. C’est une manière d’accompagner les clients.

Être implanté dans un territoire permet de mieux connaître son tissu économique, ses acteurs, ses entreprises, ses enjeux. Cela permet aussi de créer une relation de confiance plus régulière et plus directe avec les clients.

En région, les entreprises ont souvent envie de travailler avec des acteurs qui comprennent leur environnement et qui participent à la dynamique économique locale. C’est une dimension importante.

Mais notre modèle ne repose pas uniquement sur la proximité locale. Il repose sur l’équilibre entre ancrage territorial et force du collectif Althéa. Les équipes régionales apportent leur connaissance du terrain, et elles peuvent aussi s’appuyer sur l’ensemble des expertises du cabinet.

C’est cette combinaison qui fait notre différence : être proche, tout en mobilisant la puissance d’un collectif national.

Les implantations régionales d’Althéa ont récemment été distinguées dans le classement Décideurs / Leaders League 2025. Comment avez-vous vécu cette reconnaissance ?

C’est une reconnaissance importante pour les équipes. Elle vient valoriser leur engagement, leur exigence et la qualité du travail mené auprès des clients.

Ces distinctions montrent que nos implantations régionales progressent, qu’elles sont reconnues sur leurs marchés et qu’elles construisent une relation de confiance durable avec les entreprises des territoires.

Mais je le vois aussi comme une étape, pas comme une finalité. Nous avons encore beaucoup d’ambition. Nous voulons continuer à progresser, renforcer notre positionnement et faire de nos régions des références sur leurs marchés.

C’est une reconnaissance encourageante, mais elle doit surtout nous donner encore plus d’énergie pour la suite.

Lyon est aujourd’hui une implantation majeure pour Althéa. Comment l’agence lyonnaise a-t-elle évolué ces dernières années ?

Lyon est une implantation stratégique pour Althéa, parce que le Sud-Est est un territoire économique extrêmement dynamique. On y trouve de grands groupes, des ETI puissantes, un tissu entrepreneurial important et de nombreux projets de transformation.

Le bureau a traversé une période plus complexe, mais il connaît aujourd’hui une nouvelle dynamique. Le travail engagé sur l’organisation et le management a permis de reconstruire une trajectoire plus solide.

Depuis le début de l’année, l’activité repart fortement. Justine Perron, qui dirige le bureau, a su donner une impulsion nouvelle, partager une vision, embarquer les équipes et renforcer la dynamique commerciale.

Cette dynamique s’inscrit aussi dans un collectif régional plus large, porté par des responsables d’implantation engagés, notamment Imane Dergal pour Bordeaux et Laurent Le Gall pour Grand Ouest, qui contribuent chacun à renforcer l’ancrage territorial d’Althéa, à structurer les équipes et à développer une présence plus forte auprès des clients en région.

Ce qui est important, c’est que cette relance ne repose pas uniquement sur une logique de performance court terme. Elle s’inscrit dans un projet plus durable : consolider l’équipe, renforcer notre présence dans l’écosystème régional et faire de Lyon un moteur du développement d’Althéa dans le Sud-Est.

Les implantations de Nantes et Bordeaux poursuivent également leur développement. Comment voyez-vous aujourd’hui la dynamique du Grand Ouest et du Sud-Ouest ?

Le Grand Ouest et le Sud-Ouest sont deux territoires importants pour Althéa, avec des dynamiques différentes mais une ambition commune : changer d’échelle.

Nos implantations régionales ont aujourd’hui des bases solides. Mais pour sécuriser leur développement, elles doivent atteindre une taille critique. L’objectif est de construire des équipes de 25 à 30 consultants par implantation.

Cette taille critique est essentielle. Elle permet de mieux absorber les aléas, de renforcer la capacité d’intervention, de développer les expertises et de créer une dynamique managériale plus robuste.

Le Grand Ouest a toujours été une implantation solide et rentable. L’enjeu est désormais de franchir un nouveau palier. Bordeaux, plus récente, doit poursuivre sa structuration et continuer à prendre sa place dans l’écosystème régional.

Nous voulons également élargir nos offres en région. Historiquement, les implantations ont beaucoup travaillé sur les sujets RH et Finance. Demain, elles doivent pouvoir accompagner des transformations plus larges : organisation, change, process, accompagnement des métiers.

L’ambition est claire : faire de chaque implantation un acteur de transformation globale dans son territoire.

Le développement des régions passe aussi par les équipes. Comment Althéa attire-t-il aujourd’hui les talents en région ?

Nous attirons les talents par le projet, par l’ambition et par le modèle que nous proposons.

Les consultants qui rejoignent Althéa en région recherchent souvent autre chose qu’un modèle de grand cabinet traditionnel. Ils cherchent plus de proximité, plus de transparence, plus d’autonomie, et la possibilité de contribuer réellement à un projet entrepreneurial.

Ils veulent pouvoir proposer des idées, les mettre en œuvre, voir l’impact de leur travail. C’est quelque chose que nous pouvons offrir.

Mais l’attractivité d’Althéa repose aussi sur le collectif. Rejoindre une implantation régionale, ce n’est pas rejoindre une équipe isolée. C’est accéder à l’ensemble des expertises, des méthodes, des retours d’expérience et de la capitalisation du cabinet.

Notre enjeu est de construire un modèle où chaque consultant bénéficie à la fois de la proximité d’une équipe locale et de la richesse d’un collectif national.

Est-ce que les régions permettent aussi de développer une manière différente d’accompagner les clients ?

Oui, parce que la relation client en région est souvent plus directe, plus globale et plus partenariale.

Lorsqu’un client nous fait confiance sur un sujet, il peut ensuite nous solliciter sur d’autres problématiques, parfois en dehors de notre périmètre historique. C’est une grande force.

Cela signifie que notre valeur ne repose pas uniquement sur une expertise technique. Elle repose aussi sur notre méthodologie, notre engagement, notre capacité à comprendre les enjeux de transformation et à mobiliser les bonnes compétences.

C’est ce qui nous permet de devenir un partenaire de transformation plus global. Nous pouvons accompagner un client sur un projet RH ou Finance, puis l’aider sur un sujet de change, d’organisation ou de transformation métier.

Cette approche est très représentative de ce que nous voulons construire en région : une relation de confiance durable, capable d’ouvrir de nouveaux champs d’intervention.

Quelle est la prochaine étape dans le développement des régions chez Althéa ?

La prochaine étape, c’est le changement d’échelle.

Nous devons renforcer nos implantations existantes, atteindre la taille critique dans chaque territoire et continuer à développer nos expertises locales. Nous avons également l’ambition d’élargir notre maillage territorial, notamment avec de futures implantations à Lille et Strasbourg, pour mieux couvrir le Nord et l’Est.

Mais au-delà de la croissance, l’enjeu est de construire un véritable ADN régional. Nous ne voulons pas avoir des bureaux qui fonctionnent chacun de leur côté. Nous voulons créer un collectif régional intégré, capable de collaborer, de partager les expertises et de porter des projets communs.

Cela passera par des projets croisés, du cross-business, des responsabilités partagées, du management transverse et une meilleure connaissance des équipes entre elles.

Cette dynamique sera également renforcée par la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans les pratiques quotidiennes du cabinet. L’ensemble des collaborateurs dispose aujourd’hui d’une licence ChatGPT Pro, avec l’objectif d’ancrer progressivement l’IA dans les usages, les méthodes de travail et les réflexes opérationnels des équipes. Ce déploiement participe à la transformation globale d’Althéa et accompagne le cabinet vers un nouveau paradigme, dans lequel l’IA devient un levier d’efficacité, de collaboration et de création de valeur au service des clients.

Notre ambition est de combiner le meilleur des deux mondes : la proximité locale et la force d’un cabinet national.

Selon vous, qu’est-ce qui fait aujourd’hui la force d’Althéa dans les territoires ?

La force d’Althéa dans les territoires, c’est d’abord notre capacité à construire des relations de confiance dans la durée.

Nous sommes proches de nos clients, nous comprenons leurs enjeux, nous connaissons leurs écosystèmes. Mais nous apportons aussi la solidité, les méthodes et les expertises d’un collectif national.

Ce qui me rend confiant pour la suite, c’est aussi la montée en puissance d’une nouvelle génération de responsables d’implantation. Ils apprennent vite, se professionnalisent, prennent leurs responsabilités et construisent progressivement une dynamique commune.

C’est un sujet de croissance, mais aussi de transmission. Les régions sont un formidable terrain pour faire émerger de nouveaux leaders, développer de nouvelles collaborations et renforcer le projet Next Gen 2030 d’Althéa.

Nous sommes en train de structurer une vraie dynamique régionale. Les fondations sont posées, les mécanismes se mettent en place, la direction commerciale Région vient accélérer cette trajectoire, et je suis convaincu que les régions seront l’un des grands moteurs du développement d’Althéa dans les années à venir.

Avec :

David Bellaïche

Directeur Général d’Althéa