Les réductions des charges sociales : quels avantages pour les entreprises ?

Réduction des charges sociales / cotisations sociales

Souvent avancées parmi les causes expliquant le maintien d’un taux de chômage élevé en France. Les bas salaires, ont pu bénéficier d’une réduction des charges sociales. Mais concrètement, quels avantages la réduction des charges sociales a pour les entreprises ?

 

Allégements des charges sociales, sous quelle forme ?

Ces allègements de charges consistent principalement en une réduction des cotisations sociales employeurs sur les bas salaires. Tout cela afin d’en abaisser le coût pour les entreprises. L’objectif assigné à ces politiques est donc de réduire le coût du travail, et ainsi favoriser l’emploi peu qualifié, dont la part dans l’emploi total décroissait tendanciellement.

Ces politiques sont originellement sous-tendues par 2 constats :

  • Un faible écart entre le salaire moyen et le SMIC, qui freine l’accès à l’emploi des moins qualifiés et donc favorise le maintien d’un chômage élevé,
  • Un coût du travail élevé, dû en partie au financement d’une protection sociale basée, selon la logique Bismarckienne, sur les cotisations sociales.

 

Les avantages attendus des dispositifs de réduction de charges sociales

La diminution du coût du travail

La baisse des charges sociales correspond, par nature, à une diminution du coût du travail pour les entreprises. Elle se traduit donc par une diminution du rapport entre le coût du travail et le coût du capital, ce dernier étant inchangé. En conséquence, les entreprises ont moins tendance à remplacer des hommes par des machines, ce que les économistes traduisent par une moindre « substitution de capital au travail ».

Les effectifs salariés en sont accrus. Elle correspond aussi à une réduction des coûts de production des entreprises : soit celle-ci est répercutée dans les prix de vente et la demande pour les produits des entreprises Françaises augmente, ce qui favorise l’emploi, soit les entreprises augmentent leurs marges, leur profitabilité augmente et elles ont, par conséquent, plus de moyens et d’intérêts à investir.

La hausse des investissements permet d’accroître les capacités de production, et a donc, aussi, un impact positif sur l’emploi. Si le chômage est faible, la baisse des cotisations patronales peut également entraîner une augmentation des salaires bruts. En ce cas, il n’y pas d’effet sur l’emploi.

Les effets spécifiques sur les bas salaires

L’accroissement des créations d’emplois : les analyses économiques empiriques montrent que la substitution de capital au travail est plus sensible au rapport des prix du travail et du capital lorsqu’il s’agit de travail non qualifié.

Un allègement ciblé sur les bas salaires a donc un impact plus favorable à l’emploi, car il est moins susceptible de donner lieu à une hausse des salaires bruts qu’une réduction des cotisations sur des salaires plus élevés (dont le taux de chômage est nettement plus faible que celui des non-qualifiés), et les rythmes d’augmentation du SMIC sont, quant à eux, contrôlés par la puissance publique.

Enfin, le nombre d’emplois créés par Euro consacré aux allègements de cotisations est mécaniquement plus importants si ceux-ci sont ciblés sur les bas salaires : un allègement de 1 000 €, par exemple, représente une baisse du coût du travail, en pourcentage de ce coût, dix fois plus forte pour un ouvrier au SMIC que pour un cadre supérieur dont la rémunération serait dix fois plus élevée.

Une solution pour réduire le chômage des personnes peu qualifiées

Dans l’ensemble des pays développés, la demande d’emplois non qualifiés automatisables et/ou délocalisables par les entreprises tend à diminuer sous les effets du progrès technique et de la concurrence des pays émergents ou en développement.

Dans beaucoup de pays, l’ajustement entre l’offre et la demande de travail s’est fait par une baisse des salaires bruts des travailleurs non qualifiés qui a permis de compenser les pertes d’emplois non qualifiés automatisables et/ou délocalisables par des créations d’emplois dans des services peu qualifiés mais non-automatisables et non-délocalisables (BTP, aides-soignants, aide à domicile par exemple).

Cette baisse des salaires a parfois donné lieu à la multiplication de « travailleurs pauvres ». Dans ces pays, soit il n’existe pas de salaire minimum national, soit il a été fixé à un bas niveau. La France a choisi de fixer le salaire minimal au niveau le plus élevé d’Europe (avec la Slovénie) par rapport au salaire moyen ou médian, pour limiter le nombre de travailleurs pauvres, et de diminuer le taux des cotisations sociales au niveau du SMIC, pour limiter le coût du SMIC pour les entreprises.

Ces allégements de charges participent donc d’une politique de solidarité envers les personnes les moins qualifiées, qui sont les plus affectées par la concurrence internationale et le progrès technique. Ils leur permettent notamment de trouver des postes dans le secteur des services où les gisements d’emploi sont très importants pour peu que le coût du travail n’y soit pas un obstacle à l’embauche.

 

Le salaire minimum en pourcentage du salaire médian en 2022

France Allemagne Royaume-Uni Italie Espagne Pays-Bas Belgique
61 53 58 NS 50 46 41

NS : non significatif (pays où il n’existe pas de salaire minimum national)

 

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